Les petits sauts de puces... ...font les grands voyages !

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samedi 27 août 2016

Un peu en dessous de Névache

15km

Eh bien voilà, ça y est, on est sortis d'Italie... Elle a bien pris soin de nous jusqu'au bout, émerveillée toujours par notre entreprise, désireuse de contribuer à notre avancée et à notre bien être...

Ce matin, après avoir plié les draps, de ces beaux draps anciens de coton épais inusables et - ici l'eau n'est pas calcaire - très doux et souples, que Maria-Teresa tenait de sa grand mère, nous avons demandé à nos hôtes s'ils pouvaient nous monter nos affaires, vers midi, en haut de la côte. Ils pouvaient... Nous avons donc déshabillé les vélos, conservant nos gourdes, une sacoche, et mis tout le reste à l'arrière du petit 4x4. Rendez vous 12h peu après le tunnel, au point le plus haut.

Nous sommes partis à jeûn, afin de pouvoir bien consacrer toute l'énergie à pédaler : on n'a pas tout oublié de nos expériences de l'an dernier :-)

Démarrage... Ah tout de suite, allégés comme nous l'étions, nous avancions beaucoup plus aisément ! Nous avons atteint la station de ski, nous reconnaissions chaque parcelle de la route, pourtant si différente dans la chaleur et l'affluence estivales, des lieux deserts que nous avions traversés en octobre... La frontière, de simples bornes au pied de la retenue d'eau... Ça montait fort... Et que de voitures ! Il y en avait qui râlaient de devoir s'arrêter à cause de nous qui gênions le passage à double sens sur cette route étroite. Que des plaques françaises, sur les voitures où ça râlait !

Et puis, là où à droite part la route vers la Vallée Étroite, commençaient pour nous les lacets. Beaucoup moins raides que ce qu'on venait de faire ! Une bonne surprise. Beaucoup de vélos (ultra légers) et de voitures, en cette très belle journée. Vues magnifiques de tous côtés, cela changeait bien de la grisaille et de l'horizon bouché d'octobre.

On montait et autour de nous changeait la végétation, pins, arbustes, rocaille... Epilobes... Nous nous rappelions bien les deux segments qui, en descente, nous avaient paru vertigineusement raides. Ils l'étaient en effet, et Clémence et Baptiste les ont monté en marchant à côté des vélos, Sébastien aussi, poussant encore Justine sur le Pino. Moi, vélo vide, je pouvais pédaler... Appréciant bien de pouvoir utiliser les deux plus petites vitesses de mon vélo, ce qui n'était pas possible avant que Roberto, à Mira, s'attelle à l'arranger ! Avec chaîne et cassette neuves, et plateaux de récup, ce n'est pas encore parfait (les pignons 3 et 5 sautent toujours, inutilisables, et je dois passer à la main en petit plateau) mais c'est tellement mieux que mes vitesses qui sautaient presque toutes à la sortie de Venise !

Conformément à nos souvenirs, après la dernière épingle à cheveux, tunnel en vue, ça montait moins raide à nouveau et nous avons réembarqué les enfants pour les dernières centaines de mètres.

Nous sommes arrivés à 12h01 (l'Italie nous réussit, nous voilà ponctuels comme à Villa d'Alme au rendez vous avec Rossana et Enzo pour monter à Piazzatorre !) à la voiture de Vanni et Maria-Teresa qui, nous ayant dépassés peu avant, avaient déjà vidé la voiture : il n'y restait plus que la malle. Quelques photos, des adieux franco-italiens, et les voilà repartis. Nous avons pris notre temps, déjeuné des fruits "urgents" (les pêches n'aiment pas le vélo :-D), exploré le bois alentour avec son bunker, pensé à Alain du Teil à la vue des mélèzes, trouvé quelques framboises, et aussi, quand même, rhabillé nos vélos. Nous étions à 1780m d'altitude : cette fois nous avons pris le temps de lire l'altitude sur le piquet :-)

En route pour le refuge ! Où les enfants rêvaient de passer à nouveau la nuit. Mais dans ce paysage désert en octobre, aujourd'hui un peu partout des voitures, des campings cars, des gens installés pour pique-niquer - on les comprend, l'endroit est tellement beau... Le refuge était verrouillé. Par une fenêtre on pouvait voir qu'il n'avait pas changé, sauf peut être l'échelle pour monter sur la mezzanine. On a rencontré des marcheurs, des cyclistes, un père de famille dont la troisième, Agnese, serait bien venue avec nous...

On a finalement décidé de descendre jusqu'à la Clarée pour y passer un moment près de l'eau, faire la popote, profiter des lieux!

On reconnaissait bien la route de la descente ; c'est fou comme tout passe plus vite dans ce sens-là!

Nous nous sommes installés juste en contrebas du très, très vaste camping municipal de Névache. Des heures de jeux, pour les enfants, avec sable, bâtons, cailloux, et l'eau glacée. Dans laquelle Sébastien et moi nous sommes - très brièvement - plongés avant de remonter aux vélos. On confirme : glacée. Mais un bain merveilleux ! Qu'est ce qu'on a ri ! C'est qu'il n'y avait qu'une serviette, ce serait à qui l'aurait le premier :-D (heureusement, mon mari est galant)

Le ciel s'était couvert, on a fait cent mètres sur la piste et bivouaqué sur une zone plate. On entendait gronder le tonnerre. Tout était en place quand il s'est mis à pleuvoir : on jouait aux cartes dans l'abside :-) Mamie Suzie, qu'est ce qu'elles auront servi, ces cartes ! Figolu, j'ai appris la Crapette rapide à Clémence qui avait observé un jeu très similaire ; elle se défend pas mal déjà... mais on n'a pas abîmé de cartes ;-)

Demain nous allons tâcher de revoir nos hôtes de Briançon et des Vigneaux - en descente ça va plus vite ;-)

vendredi 26 août 2016

Bardonecchia

34km

Nous avons démarré doucement ce matin, empruntant une jolie petite route en bord de vallée, vraiment à ras du pied de la montagne. Ça et là nous reconnaissions des lieux, ici le bureau de tabac où nous avions acheté des timbres, là une aire de jeux où nous avions ramassé quelques noix, une cabane sous des châtaigners...

A Bussoleno nous avons pris le train pour Bardonecchia : entre deux tunnels on pouvait contempler ces paysages magnifiques de la vallée qui se resserre autour de la Dora...

On a attendu qu'arrive le train suivant à cause du sac banane de Baptiste... qui en jouant l'avait accroché au rack à vélo devant la gare, et l'avait laissé là... Comme il était heureux de la récupérer, sa petite sacoche pleine de tous ses petits trésors, que lui a apportée le contrôleur !

Pendant que je montais la tente dans le pré que nous avions atteint un peu péniblement déjà - il faut bien le dire - Sébastien est parti chercher de l'eau avec Clémence et Baptiste. Notamment pour cuire les pâtes, pour ce dernier soir en Italie pâtes au saumon c'est pas mal non ?

J'avais un grand pré pour monter la tente. Mais j'ai trouvé le moyen d'avoir besoin de déplacer le Pino, sur lequel dormait Justine, pour installer la dernière sardine. Si j'avais voulu le faire exprès, je me demande si j'y serais arrivée !

Sébastien est revenu seul et sans eau. On était invités... Maria-Teresa et Vanni, au lieu de remplir nos bouteilles, ont proposé leur jardin pour monter la tente, leur terrasse, et finalement l'appartement de vacances d'au-dessus. Nous voici donc, après un dîner pris ensemble - leurs pâtes, notre saumon ;-) - dans des draps de coton lourds, anciens, très doux et souples pour autant.

Dodo : demain, ça monte...

Dis la France...

... tu sais qu'on va se revoir bientôt ? Mais vraiment, bientôt bientôt ?

Nous sommes à remonter la Valle di Susa (vallée de Suse), où coule la Dora. Comme son nom ressemble, je trouve, à celui de sa cousine qui coule de l'autre côté...

Les prévisions actuelles sont de prendre le train vers Susa pour grimper à Bardonecchia. Vous avez le droit de nous traiter de paresseux ;-)

Nous espérons de la sorte atteindre sans trop d'encombre 1300m d'altitude, il ne resterait donc "plus que" 470m de dénivelé pour franchir le Col de l'Echelle. Vous pourrez le pourcentage, sachant qu'il y a environ 5km de distance... On se prépare à pousser, à râler, à suer, à rire, à grogner, à s'extasier de la vue, à se maudire d'être aussi chargés, enfin comme d'habitude mais en plus grand, quoi.

Ça nous fait tout drôle... Il n'y a encore pas si longtemps, on se serait dit que ça allait nous changer drôlement, de comprendre se qui se disait autour de nous. Mais, ben, même ici maintenant, ces dernières semaines on comprend pas mal même quand ce n'est pas à nous spécifiquement qu'on s'adresse...

Après, il y aura Briançon, la Durance, puis de nouveau le Rhône, incontournable axe nord-sud... Et familles et amis peut être, en chemin !

jeudi 25 août 2016

Sant'Ambrogio, au pied de la Sacra San Michele

35km

Je suis assise sur un banc, en face d'un réverbère, le long d'une piste cyclable. A ma droite, sur une énorme pierre plate, Sébastien a installé le réchaud, et pendant que cuisent les épis de maïs, il joue au rami avec Clémence et Baptiste, après s'être douché à la gourde.

Si je lève les yeux, devant moi, là haut, accrochée dans le ciel, je vois la Sagra illuminée. A droite, les étoiles. C'est beau...

Aujourd'hui, quittant Turin et notre merveilleux hôte Beppe (Giuseppe), nous avons bien vu les Alpes, et nous avons foncé dessus... Globalement c'était plat, mais il y avait quand même déjà quelques petites grimpettes sympathiques. La mise en jambe...

A Sant'Ambrogio nous avons déposé nos vélos au même endroit que l'an dernier : le long de l'église. Mais nous n'avons pas vu Don Romeo cette fois, nous aurions eu plaisir à le saluer. Et la montée à la Sacra par le chemin muletier, cette fois, Justine n'était pas très motivée pour la faire en marchant ! Je l'ai donc portée la plupart du temps sur mon dos en manduca. Heureusement que c'est confortable :) Elle est en revanche redescendue joyeusement en marchant avec un bâton.

Nous n'avons vu ni mouflons ni salamandre cette année ! Par contre, une vue magnifique du bas jusqu'en haut, sans brouillard - c'était seulement très légèrement brumeux. Et cette fois, nous avons aussi pu voir l'intérieur de cet édifice !

Il paraît que la Sacra San Michele d'ici se trouve à mi-chemin, en ligne droite, entre le Mont Saint Michel de Normandie et le Monte Sant'Angelo du Gargano, que nous étions montés voir en bus après avoir laissé nos vélos à Manfredonia.

Je vous laisse, le maïs est cuit :)

mercredi 24 août 2016

Nous allons bien :-)

Turin, nous ne l'avons pas ressenti. Nous avons contacté des amis des zones concernées - mais déjà distants des épicentres - tous l'avaient bien ressentie, mais sans dommages. A Fermo, Pierro Loredana et Marco sont sortis dans la rue. Walter de Pescara nous a écrit que la maison a tremblé pendant vingt secondes. Maria et Luigi, de La Pasta di Aldo, ont eu très, très peur... A Galli aussi on a senti la secousse. Voili voilà.

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lundi 22 août 2016

Torino 2016

78km

Il y a deux jours, Baptiste me demandait où étaient les Alpes. Il savait que nous devions les franchir pour rentrer en France, et si nous les voyions de près au lac de Garde, à celui d'Iseo ou encore dans la Valle Brembana, la Vallée du Brembo qui s'élève dans les Pre-Alpes, elles avaient complètement disparu de notre horizon depuis Paladina. A notre départ de Milan le ciel était gris, bas, bouchant l'horizon.

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dimanche 21 août 2016

Vercelli - Verceuil

Pfff j'ai du retard ! Je ne vous ai pas encore, à mon tour, parlé de Milan !

A Verceuil nous avions décidé de manger une glace, peut être notre dernière bonne glace italienne... A deux dames nous avons demandé où était le centre historique - et où manger une bonne glace ! Nous avons apprécié l'endroit qu'elles nous ont indiqué.

Reprenant les vélos, nous pensions sortir pour aller chercher un bivouac, mais d'abord, un petit tour dans le centre. Il y a une librairie, on achète la carte du Piémont ?

On a bien fait de se garer à l'abri : quand nous sommes sortis il pleuvait à seaux ! On s'est installés pour jouer aux cartes en attendant que ça se calme.

Vinrent à passer Cinzia et Giuseppe. Elle est de la région, mais vit à Rome. Si nous étions prêts à faire 21 km vers le nord, nous pourrions aller chez ses parents, et se revoir demain matin au petit déjeuner. Sinon plus près, dans cette même ville de Verceuil nous pourrions monter la tente dans la cour de la maison de sa soeur, partie à la montagne.

Vint à passer une famille, trois enfants plus ou moins de l'âge des nôtres, un papa aux cheveux longs... Un bambin de dix huit mois, sans poussette en vue... Les filles, 8 ans toutes les deux, se sont trouvées tout de suite ! Elles se sont mises à jouer aux cartes. Et les garçons, six ans, se sont immédiatement bien entendus !

C'est chez eux que nous dormons ce soir ; nous avons dressé notre dortoir dans la grande pièce à vivre du petit appartement.

Les enfants ne vont pas à l'école non plus ! La première famille non-sco que nous rencontrons en Italie :-) Elles sont en effet bien plus rares encore ici qu'en France. On en avait des choses à se dire ! Eux se sentent bien plus seuls ici, que nous en Franche Comté où nous pouvons rencontrer pas mal de familles dont les enfants ne vont pas à l'école.

Comme Clémence, Agnese adore lire et jouer aux cartes Giulian et Baptiste ont beaucoup joué aux legos . Quant à Edwin, comme Justine il s'est endormi en tétant...

Mais j'allais oublier ; Giuseppe, lui, venait de Turin. Et nous y serons les bienvenus quand nous arriverons, d'ici peu ! Près de la Consolata : en plein centre... Chiara, Carlo et leurs garçons, qui nous avaient accueillis l'an dernier, sont en vacances : randonnée sac au dos... en France ;-)

samedi 20 août 2016

19-20 août

On est en août du côté de la fin, il fait gris sur la plaine archi-plate, quelques dizaines de kilomètres seulement nous séparent des routes où nous avons pédalé l'an dernier... A quelques jours de la date anniversaire de la mort de mon papa, à quelques tours de roue des villes que nous avons traversées juste avant la mort de Catherine, voyant des maisons et monuments aux mêmes styles architecturaux, nous, enfin en tout cas je, ressens quelque chose de très étrange et fort, comme une boucle qui serait bouclée, et comme si tout voulait me rappeler les événements de l'an dernier, notre progression en Italie, ce pays que nous découvrions... Heureux de le connaître mieux à présent :-)

jeudi 18 août 2016

Paladina

43km

Je ne sais pas vous, mais moi j'aime bien les moments que je passe avec mes meilleurs amis, tous là avec conjoint et enfants le cas échéant, à parler, rire, jouer et festoyer ensemble. On fait ça aussi par chez nous...

Eh bien, ce genre de moments qui peut justement nous manquer, en voyage, à changer sans cesse de lieux et de visages, on nous en a offert pour l'Assomption...

Ce 14 août, il y a d'abord eu de chaleureux au-revoir à Rossana et Enzo, à Piazzatorre, et à tous les occupants du petit immeuble, d'ailleurs, descendus nous souhaiter un bon voyage : c'est qu'ici l'espace en bas est commun, et en dehors de la petite terrasse couverte et clôturée qui est devant la cuisine de Rossana et Enzo, il y a tables, chaises, balancelle, parasol... Où l'on se retrouve le matin et en fin de journée. Au plus chaud c'est au bout du pré et au bout du petit parking qu'on s'installait pour jouer, aux cartes, à la dînette, ou pour tricoter, faire des mots croisés... Les copains des enfants étaient déjà partis, Lorenzo de la maison blanche, et les soeurs Serena et Lucia, en séjour au troisième chez leurs grands parents Rita et Virgilio. Notre séjour a juste coïncidé avec le leur, tous en étaient ravis, enfants et adultes, nous et les autres !

Et donc, nous voilà partis, ça commence pas trop physique : 10km de descente... Jusqu'à une belle aire de jeux, au départ d'une piste cyclable empruntant l'itinéraire d'une ancienne voie ferrée. Et ses tunnels, donc :-)

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mardi 16 août 2016

Parlez nous de Milan...

Avant d'arriver quelque part, ville grande ou petite, Sébastien regardait sur la liseuse (=livre électronique) l'histoire de l'endroit où nous arrivions et ce qu'il y avait de remarquable à y voir. Puis il nous le traduisait : c'était un guide "Lonely Planet" de quelques années en anglais, qu'il avait chargé.

Plus de liseuse à présent (c'est vrai que je ne vous ai pas raconté, après son bain centrifugé, son envol un matin à Vérone...)

Nous voilà donc à l'approche de Milan. J'ai un article à vous écrire, pour vous raconter notre merveilleux 15 août... Pendant ce temps, ça vous dirait de nous écrire, en commentaire, un petit peu de l'histoire de Milan, et quelques éléments à ne pas manquer ?...

Ciao !

jeudi 11 août 2016

Andiamo piano, piano verso casa...

Eh oui, le temps passe : après Venise, nous avons donc décidé de prendre pour rentrer en France la direction de la région par laquelle nous avions abordé l'Italie. Rien n'est encore arrêté quant à l'itinéraire exact, mais il se pourrait que nous repassions par Turin.

Pour trouver le chemin le moins raide pour sortir de la Botte, nous espérons récolter l'avis éclairé d'émérites cyclistes locaux qui pourraient nous indiquer le meilleur itinéraire ! A moins qu'Alain tu passes par là, avec ton excellente connaissance de la région et ce programme ou site qui fait les profils des itinéraires...

Une fois franchies les Alpes, le Rhône est toujours la voie royale pour " remonter" vers le nord, suivi de la Saône et du Doubs...

Nous voilà à regarder doucement les distances, les dénivelés, les dates... Avoir une échéance, il y a longtemps que ça ne nous était pas arrivé !

Nous profitons pour cela des cartes disponibles chez Rossana e Enzo, des tables disponibles pour les étaler, de l'ordonnance disponible pour tout plein de recherches...

Enfin, surtout, nous profitons de notre maîtrise de l'italien qui, encore loin d'être parfaite, est cependant bien fluide déjà et en tout suffisante, à présent, pour avoir avec nos hôtes de vraies conversations, ce que nous ne pouvions faire encore, il y a trois mois, lorsque nous nous sommes rencontrés en Calabre !

Les enfants ont trouvé des amis parmi les occupants de l'immeuble, avec qui ils passent des moments bien joyeux - et les entendre parler italien, quel ravissement...

Justine a adopté une technique de Sébastien - qu'il utilisait notamment en Sicile - qui consiste à parler italien en mettant -a ou -to à la fin de chaque mot d'une phrase en français... ça marche pas mal n'empêche :-D et c'est génial de la voir apprendre, elle aussi !

mercredi 10 août 2016

Le retour de Figolu !

Sous l'article "Chioggia" (juste avant Venise) il paraît que c'est Maupassant qui nous parle de la Sicile ! Figolu est rentré de vacances et me régale de lecture :-)

Au prime abord j'ai cru qu'il s'agissait de spams : plusieurs commentaires laissés en série sous le même article, avec une signature fantaisiste... J'en ai effacé plusieurs il y a quelques jours, signés "cellulitis" écrits en anglais.

Je suis bien heureuse de prendre toujours la peine de les lire tous : j'aurais raté quelque chose en me fiant à cette apparence !

Bonne lecture (Et je veux bien le titre de l'ouvrage...)

Merci Myriam, Mifa, Steff pour vos commentaires consolateurs :-)

mardi 9 août 2016

Bergame

Nous sommes arrivés hier à Bergame, nous retrouverons tout à l'heure Rossana et Enzo rencontrés en Calabre.

Je souffre d'un furieux manque... de commentaires ! La motivation à écrire en pâtit...

Nous allons rester qq jours chez Rossana et Enzo, et ça tombe bien (ce n'était pas calculé) : il va pleuvoir.

Et chez vous, comment va le mois d'août ?

dimanche 7 août 2016

Brescia, Lago d'Iseo

Nous sommes partis tard, très tard, l'autre soir, fu lac de Garde. C'est qu'il y avait tant à échanger avec Frédéric et Christine et leurs fils Ulysse et Tristan, en vacances en petit fourgon ! Et avec Agnès et Frédéric, soeur et beau frère du premier Frédéric, en vacances en camping car avec leurs trois enfants, qui s'étaient retrouvés par hasard en faisant les courses en début de journée ! Et avec le frère du deuxième Frédéric, et sa femme, et leur quatre enfants - dont une Clémence de six ans - avec qui s'improvisaient ce soir-là des retrouvailles, eux aussi étant en vacances en camping car dans le coin !

Tous trois de la région nantaise, nous n'aurons plus à y bivouaquer dans les parcs si nous retournons dans la région :-)

Nous avons repris la route bien après la tombée de la nuit, nous passions tous un bon moment mais surtout, impossible d'interrompre la volubile conversation de Frédéric II et Sébastien ;-) Nous avions de nouveau un gant de toilette - nous avons perdu le nôtre depuis Adria, après l'avoir cru perdu dans les Pouilles et retrouvé peu après le séjour à la ferme de Valentine. Et surtout, me voici vêtue autrement que de guenilles ! Mes jupes sont terriblement usées... mais terriblement pratiques avec leurs poches. Alors je reprise souvent... Agnès m'a donné une jupe à poches, un investissement raté m'a t elle dit, qui ne plaît à personne chez elle... Plutôt bien assortie au teeshirt qu'on m'a donné à Castelnovo !

Enfin voilà, nous avons fini par partir en sachant qu'était annoncée de la pluie pour la nuit et le lendemain, et en ayant réussi à contacter un cycliste "warmshowers qui, plein d'enthousiasme, était prêt à nous recevoir le lendemain dès 15h à quelques kilomètres de Brescia.

Davide venait de s'inscrire sur le réseau d'accueil mutuel de cyclistes ! Nous étions donc ses premiers hôtes. Nous avons fini l'après midi dans les rues de Brescia, à visiter avec notre guide.

Samedi, départ en début d'après midi. Un nouveau tour en ville, nous avons notamment pu voir l'ancienne cathédrale, circulaire. Ainsi qu'une autre petite église plutôt circulaire contenant une réplique de la Sainte Maison de Loreto, que nous avons vue lors de notre "ascension" de la Botte.

Puis direction Iseo par l'itinéraire cyclable plus ou moins balisé.

On avait perdu le tracé, Anna-Marian nous y a ramenés, nous guidant en voiture, les deux aînés ravis de faire ce bout de route avec elle.

On s'est arrêté pour bivouaquer juste après, au lieu d'atteindre le lac : Clémence avait oublié son casque dans la voiture... déjà repartie. Sébastien et Clémence sont repartis le chercher.

Aujourd'hui, en bord de route on a grappillé des mûres et les premières figues et les premières noisettes.

jeudi 4 août 2016

Troisième jour de baignade

Hier, les enfants se sont fait prêter un matelas, puis une grosse bouée. Clémence a sympathisé - et donc beaucoup joué - avec Emma, puis Victoria, toutes deux allemandes. Le soir, en ressortant de Sirmione, dans l'attroupement autour de nos vélos nous avons trouvé un guide pour nous emmener, à vélo, sur une plage où dormir - à la belle étoile là encore.

De là ce matin nous avons roulé deux ou trois cents mètres, douches et toilettes à côté de la petite plage avec l'ombre des pins pour s'installer : nous ne sommes pas allés plus loin...

A force de scruter l'écran de la tablette sur laquelle il jouait, Clémence a fini par nous faire lier connaissance avec Giordano, son père Fabrizio et son grand père Marino !

Sirmione con Marino

mardi 2 août 2016

Au lac de Garde

Magnifique ! Baignade entre Lazise et Peschiera cet après midi, suivie d'une douche appréciée par chacun. Puis nous avons regardé le coucher de soleil... Je viens de mettre en ligne un article du 29/7. MERCI notamment Mifa pour les informations :-) Nous avons été impressionnés par la silhouette du haut des murs d'enceinte et de ceux du château de Lazise, et sommes restés stupéfaits devant l'une des pointes du pentagone de Peschiera. Subjugués.

Énormément de touristes nord européens à Lazise, nous avons notamment discuté du tandem Pino avec Tomas et ses parents, famille néerlandaise avec quatre enfants, dont ce jeune garçon de dix ans atteint de myopathie de Duchenne. On imagine comme les déplacements en famille à vélo manquent à Tomas et ses soeurs dans une culture où il s'agit du principal moyen de locomotion de toutes les générations... Leurs parents le confirmaient. Tomas, passant à côté du Pino sur son fauteuil à assistance électrique (20% de propulsion musculaire, 80% d'assistance motorisée), a tout de suite pensé que sur un vélo comme ça, il pourrait y aller...

lundi 1 août 2016

Bussolengo

27 km

Nous avons quitté Vérone, et parcouru les deux tiers du chemin vers le lac de Garde. Qui s'annonce magnifique... Quels reliefs, d'après les altitudes sur la carte ! Nous pensons l'aborder vers Lazise, puis longer la côte sud en passant par Sirmione.

Merci au passage, Mifa de nous avoir prévenu de l'affluence touristique à Vérone... Et Cla pour les informations !

dimanche 31 juillet 2016

Verona

"On va faire le plein d'eau à la fontaine de tout à l'heure avant de partir ? Celle de la rue piétonne, là. Il y en a pour cinq minutes !"

On a repris les vélos, garés devant une terrasse en face de l'arène, où nous étions arrivés guidés par Mariano et sa fille Marta, 8 ans (bien qu'elle ne fête son anniversaire que tous les quatre ans ;-) ).

Chez qui nous sommes invités à déjeuner demain !

Et donc, on a repris les vélos, et on s'est engagés dans la rue piétonne, encore très animée mais moins qu'auparavant quand nous l'avions découverte à pied. Il y a des musiciens, l'attroupement obstrue la rue. J'y vais à pied, pendant que tu écoutes avec les enfants, Sébastien ?

Effectivement, jusqu'à la fontaine, il y en avait pour cinq minutes... mais on est resté une bonne heure et demie ! "Cao laru" (prononcer tchao la rue) est un petit groupe de six DUMIstes (musiciens intervenants dans les écoles) qui se sont connus pendant leur formation. Trois hommes, trois femmes. Un brésilien, quatre de l'ouest de la France et... une audincourtoise ! Audincourt, c'est à côté de Belfort :-) Contrebasse, guitare, violoncelle, violon, saxophone ténor, accordéon, percussions... Et voix, pour de très belles polyphonies. Certainement moins fastueux que les grands opéras donnés dans l'arène, mais très beau et chaleureux, on s'est régalés !

Le point d'orgue, c'est quand on s'est rendu compte à la fin, en discutant avec deux hommes qui étaient arrivés à la fin du concert de rue et qui nous trouvaient "bien courageux", que la fille de l'un des deux, à qui il voulait envoyer une photo de nous, n'était autre qu'une de nos amies de Belfort, celle qui nous a fait connaître "Carnet d'aventures" il y a deux ans et demi ! Eva a déménagé de Belfort il y a quelques jours : la voici directrice du Parc de la Vanoise. C'était encore un bon moment :-)

Bon, il était déjà tard, et le tonnerre s'est mis à gronder : bivouac à l'arrache...

L'accident de liseuse

La liseuse, c'est ce qu'on appelle aussi un livre électronique : un petit appareil à écran tactile consommant très peu d'énergie, qui permet de transporter plusieurs dizaines, voire centaines d'ouvrages dans le poids et le volume d'un seul livre pas très gros.

Clémence y dévorait, dès qu'elle le pouvait, au début les "Jojo lapin", puis les "Petit Nicolas" et les "Cabane magique", et plus récemment les "Contes du chat perché que lui avait fait découvrir Sébastien. Clémence aime lire. Énormément, passionnément.

Sébastien, lui, y avait chargé le "lonely planet" sur l'Italie, et c'est ainsi qu'il nous parlait des lieux où nous passions, y repérait ce qu'il fallait voir et savoir des villes où nous passions, et choisissait éventuellement l'itinéraire en fonction des belles choses à ne pas manquer.

Et donc, je parle à l'imparfait. Jeudi soir, au retour du dîner chez Paolo, Alessandro vient me voir, désolé : "j'ai trouvé ça dans la machine à laver..."

On trouve à occuper Clémence, même si la lecture lui manque. Mais qu'allons nous visiter à Vérone ? Qu'y a-t-il à voir au sud du lac de Garde ? Et à Brescia, à Bergame ?...

Alors j'ai proposé à Sébastien de vous mettre à contribution, et comme le fait déjà Mifa si quelques uns d'entre vous nous écrivent en commentaires quelques indications, ou quelques extraits de Wikipedia...

Car si nous pouvons facilement consulter les commentaires du blog, aller sur Internet prend beaucoup trop d'énergie au téléphone : la batterie se décharge bien trop vite...

Ça vous dit ? On l'espère !!! En attendant de trouver une solution pérenne !

Merci d'avance...

vendredi 29 juillet 2016

Castelnovo

13km

Mais enfin, comment voulez vous qu'on fasse des étapes consistantes, si nos enfants réclament à grands cris un arrêt à l'aire de jeux du village qu'on traverse, que nous parents, obtemperons, et qu'en plus les gens du village sont curieux, intéressés, accueillants ! :-)

Et donc, partant vers 17h, comme convenu, de notre nid d'une nuit aux bons soins d'Alessandro chez ses amis Sara et Giorgio, nous n'avons fait qu'une toute petite étape. Car au moment où je retournais au vélo ranger deux trois affaires utilisées pour manger le melon, plusieurs mamans au passage m'ont interpellée. Des questions variées, pertinentes, d'ordre pratique notamment. Un plaisir d'y répondre !

Mais du coup il s'est fait tard, et déjà sombre, nous avons demandé si nous pouvions planter la tente par là. Ça s'est fini, tente plantée dans le parc, sur la terrasse de Katia et Romano chez qui Clémence et Baptiste avaient demandé à aller jouer un moment:la troisième, Ilenia,avait leur âge.

Une très chaleureuse soirée, bien assortie aux 24h précédentes, quoique dans un tout autre style.

Ce matin, c'était chocolat chaud cappucino croissants beignets au bar, cela nous a rappelé les croissants puis boissons offerts par Mathieu à Gallipoli, dans les Pouilles !

Puis un tour au marché, dans les effluves de friture de poisson. Déjeuner copieux et savoureux dans la cuisine de Sara et Giorgio, sur base de riz complet qu'Alessandro avait cuit en si grande quantité, qu'on en a emporté 2 boîtes.

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