Les petits sauts de puces... ...font les grands voyages !

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dimanche 16 juillet 2017

Retour à Belfort

Départ pour Lure, où Gabin retrouvera les siens, et où nous voulons prendre le train.

Le seul et unique TER de la journée est à 12h56, sinon ce sont des cars ou des Intercités, qui depuis l’arrivée des nouvelles rames n’accueillent que 2 ou 3 vélos, que sur réservation préalable, au guichet SNCF uniquement, et pour une somme forfaitaire qui nous ferait tripler le prix du billet !!! Bref, la SNCF a encore bien du chemin (de fer) à faire pour arriver à la cheville de la Deutsche Bahn …

Fin de coup de gueule. Vous pouvez reprendre une lecture normale.

Nous passons par les petites routes, à la limite du plateau des mille étangs. Nous sommes dans les Vosges Saônoises, et ce sont les montagnes russes. Après quelques kilomètres, arrêt dans un champ pour un petit déjeuner gourmand : petits cubes de nectarines et pommes délicatement baignés dans la crème chocolat … le cuistot s’est surpassé !

On repart, Clémence a profité de la descente pour prendre de l’avance, trop d’avance même … on rate notre bifurcation. Pas question de remonter, je trouve un itinéraire bis.

On arrive à Lure en terminant par une longue descente, qui compense le vent dans le nez. Gabin est fier d’avoir fait l’ensemble du parcours à vélo ! Avec les 21 km d’aujourd’hui, c’est 86 km qu’il aura pédalé sur les 2 jours. Marie nous attend près de la gare, avec son neveu Adrien. Le temps de discuter un peu, et c’est l’heure du train qui a le bon goût de partir voie 1 : pas besoin d’emprunter le le passage souterrain, ce qui implique déchargement puis rechargement des bagages et un certain nombre d’aller-retours.

Nous descendons à la gare de Champagney, et nous dirigeons vers le lac pour un pique-nique + baignade. Mais sur le chemin, nous passons au-dessus de la rivière locale, le Rahin, près duquel nous avions bivouaqué il y a quelques années, et où nous nous étions baigné. Nous décidons de nous arrêter là. J’ouvre la ‘mini-pastèque’ – 2 à 3 kg quand même au jugé– que Marie nous a rapporté à Lure (enfin, je termine de l’ouvrir, Baptiste ayant fait la majorité du travail en la laissant tomber par terre sur le quai de la gare …). En quelques minutes, les ¾ du fruit disparaissent ! Pendant que je prépare la suite du déjeuner, les enfants jouent dans l’eau : ils font un bassin pour les écrevisses qu’ils ont repérées. Ils sont tellement captivés qu’après 2 ou 3 appels je me décide à déjeuner seul. Puis je me baigne pendant que les enfants mangent à leur tour.

Nous repartons vers 16h, et je choisis la route la plus directe, sans regarder le relief … eh bien, ça monte !!! Les enfants râlent à juste titre (je leur avais dit qu’il n’y aurait plus de grosse montée…). Nous finissons par rejoindre le Malsaucy, qui est toujours fermé suite aux Eurokéennes, donc pas de baignade. Retour sur Belfort par la piste cyclable que nous connaissons bien, et arrivée à la maison.

Justine qui se languissait de ses frère et sœur, est aux anges ! Un bon dîner nous attend, avec tarte aux abricots pour le dessert. Il ne faut pas se coucher trop tard : demain début d’une semaine de centre aéré pour les 2 grands enfants, avec repas sur place. Ils se réjouissent !

41 km parcourus aujourd’hui Et au total, environ 750 km pour ces vacances été 2017 !

samedi 15 juillet 2017

Autocar et confiture

Et moi, de mon côté, j'ai tout de même fait 27 km, entre Gorhey et Épinal, puis la gare de Belfort et le coin à mûres, pour voir où elles en étaient - patienter encore un peu... - et enfin la maison. Ce dernier parcours longe une haie de petits fruitiers, où j'ai ramassé des casseilles (hybride de cassis et groseille à maquereau) pendant que Justine se regalait de groseilles à maquereau puis de framboises.

On a quand même fini par arriver à la maison, donc. Où il a fallu enlever un paquet de toiles d'araignées un peu partout, elles avaient pris leurs aises...

En début de semaine, à Nancy, fatiguée, j'avais envisagé de rentrer à Belfort, avec Justine, laissant Sébastien continuer avec Clémence et Baptiste. Et puis après une journée de pluie et de repos, j'étais de nouveau bien en forme, et nous avons tous continué. Cette fois, je n'étais pas particulièrement fatiguée, mais je n'avais vraiment pas envie d'aller m'enterrer en Haute-Saône, d'y affronter les inévitables reliefs dès qu'on quitte le canal, et d'être loin de la voie ferrée qui pouvait me permettre de rentrer si j'en ressentais le besoin.

Alors chez Marie, ce vendredi soir, nous avons regardé les horaires de train... Mauvaise surprise : travaux, aucun train sur ce secteur, que des cars. 3h pour un direct. Bon, ben d'accord, je me débrouillerai avec ça !

La deuxième soirée chez Marie s'est donc passée à recombiner les sacoches, l'objectif étant que Sébastien et les enfants aient tout ce dont ils auraient besoin, et ne portent rien qui leur soit inutile : je laisse popote, réchaud, huile, céréales, bols et couverts, je prends nos baskets, pantalons de pluie, vêtements... Ça prend du temps mais c'est plutôt bien fait et cohérent à la fin ! Et Sébastien et moi partons chacun avec 4 sacoches de quatre types différents, genre vélo arlequin :D

Ce soir à la maison, dans notre cuisine où je sais où est tout, avec une table et des chaises, des assiettes et des couverts, c'était pâtes chinoises, kiwi de Vaugris, puis atelier gelée de casseilles, bien sympa, à nous deux, et délicieusement parfumé :) Ça, les conserves, c'est un plaisir de la maison ! (En voyage on goûte celles des autres, c'est pas mal non plus !)

Le trajet bus s'est bien passé, malgré le manque de confort (sièges non inclinables à dossier étroit) ; Justine s'est endormie au bout d'une heure, et réveillée quelques mètres avant l'arrivée à la gare de Belfort. Le chauffeur avait une conduite très douce qui m'a rappelé ceux du retour de Constanta il y a 4 ans !

Luxeuil les Bains

Configuration inédite aujourd'hui : Hélène et Justine retournent sur Epinal pour rentrer en train (finalement ce sera le car), tandis que je continue la route vers Belfort avec les 2 grands ... et Gabin, 9 ans et fils aîné de Marie, qui avait très envie de s'essayer à la cyclo-randonnée avec bivouac !

Nous faisons les 3 premiers km ensemble jusqu'au canal de l'est, puis prenons Hélène à gauche, moi à droite.

Je me retrouve donc seul avec 3 enfants, et une légère appréhension. Mais tout se passe pour le mieux, et la configuration est favorable : léger vent dans le dos au début , écluses descendantes.

Malgré un insecte dans l'oeil de Clémence, qui nous occasionnera plusieurs arrêts, nous arrivons à Fontenoy le Château pour la pause déjeuner avec 33 km au compteur.

Après le déjeuner, rencontre bien agréable avec un couple de retraités sur leur bateau, le Nadia, pendant que les enfants essaient de perturber la vie des araignées d'eau du canal à coups de gravier ...

Nous reprenons notre route qui cette fois quitte le canal et ça commence par une belle montée, suivie d'une longue descente sur le village de Cuve. Le vent se met à souffler contre nous, mais les loulous ont de l'énergie et nous arrivons à Fontaine les Luxeuil.

Je pense à trouver un bivouac avant Luxeuil, mais outre que je n'ai pas fait le plein des nôtres  (nos outres), la route sans chemins de côté ne donne aucune possibilité de bivouac.

Et en plus ça monte raide et longtemps : les enfants en bavent mais tiennent bon, je les pousse à  tour de rôle ... et on bascule enfin sur la descente à Luxeuil. Arrêt à un kebab devant lequel des personnes prennent le thé marocain. Nous demandons le plein d'eau, l'une des personnes nous reconnaît : vous, je vous ai vu à la télé ! Nous discutons, ils offrent un verre de thé et nous recommandent un site pour la nuit.

Nous n'irons pas si loin, trouvant un lieu adéquat juste à la sortie de la ville, le long de la rivière. Baignade. Puis montage de tente, popote ... Gabin découvre et participe avec enthousiasme !

On célèbre le nouveau record d'étape avec un apéro olives/saucisson/melon: près de 65 km parcourus !

Une fois couchés, les enfants s'endorment vite, après une telle journée ...

vendredi 14 juillet 2017

Gorhey bis

-

jeudi 13 juillet 2017

Gorhey

Nous quittons notre beau site de bivouac - grande prairie et accès à la Moselle dans laquelle je me suis baigné hier soir - en franchissant le canal.

A Epinal, arrêt à l'office de tourisme. De la boulangerie adjacente se dégagent de divines odeurs. Le boulanger attendri par Justine (et aussi un peu stratège sans doute) lui offre un croissant. Difficile de résister ... nous allons en acheter 4 autres !

Nous visitons la basilique puis le parc du château, bien en hauteur avec vue sur la ville. Nous y déjeunons avant de nous rendre au musée de l'image d'Epinal. La visite est interactive avec des tablettes: les enfants sont aux anges !!! La visite en elle-même est bien intéressante, avec plusieurs presses dont une Gutenberg.

Aller, il est temps de partir pour retrouver Marie et ses 2 enfants Gabin et Agathe, des amis qui nous attendent au lac de Bouzey, à 16 km par le canal. Le trajet est difficile, Baptiste est dans un mauvais moment, ça râle, on n'avance pas. A 4 km de l'objectif, on passe sous un pont voiture ... et Marie est là ! Les enfants aiment le changement: unanimité pour faire un troc des places ! C'est donc avec Gabin et Agathe, sur les vélos de Clémence et Baptiste, que nous finissons le trajet.

Baignade rafraichissante et apéritif au bord du lac avant de rejoindre la maison, 8 km plus loin, toujours avec les enfants de Marie sur les vélos. Quand nous arrivons, les lasagnes sont prêtes, on n'a plus qu'à se mettre les pieds sous la table, quel luxe !

Les enfants font chambre commune, Gabin lui prête volontiers sa chambre aux 2 parents invités.

35 km parcourus pour les parents

23 pour le lot d'enfants n°1

12 pour le lot d'enfants n°2

mercredi 12 juillet 2017

Thaon-les-Vosges

53 kilomètres !

Quelle étape !!! Pour démarrer la journée Sébastien voulait nous faire retourner à la route sans revenir sur nos pas... bof bof, entre chemins pourris, bifurcations invisibles, imprécisions du gps - qui notamment n'indique pas l'état du passage... Résultat : 35 minutes pour retourner à la route en 4-5 km ! Avec, néanmoins, le passage tout aussi remarquable qu'improbable par un très beau petit pont canal :)

Nous étions levés de bonne heure en ce matin gris mais sans pluie, nous mettant en route à huit heures et quart. Point de chemin de halage au programme, mais de la route. Avec vent de face. Pfou, on n'avance laborieusement. Un village juste là à droite, on s'y engage pour une petite pause réclamée par les enfants, pendant que je vais faire le plein d'eau au cimetière à côté. Pause qui s'allonge : il se met à pleuvoir, une petite pluie fine et dense qui mouille bien. Hop, les vélos sous l'abribus, hop, les cyclistes sous le porche de l'église ! Banane - beurre de cacahuète croustillant, vous avez déjà goûté ? Ça a eu beaucoup de succès !

On repart, la pluie s'est calmée. Momentanément. Ha. La roue avant de Sébastien est à plat. Oh ! Il roule en pneu ordinaire, on a oublié de mettre un Schwalbe Marathon sur cette roue-là ! Regonflage, inspection, Sébastien repère le point de fuite, moi l'éclat de verre enfiché dans le pneu, je le retire avec la pointe de l'opinel. On regonfle, on réparera plus tard.

Vent de face, donc pluie de même. Elle tombe doucement, forcit, faiblit de nouveau... Ah, un Aldi ! On a traversé deux villages sans trouver le moindre abri, là au moins on sait qu'il y a (presque ?) toujours une zone abritée près des chariots. En effet. Récupération, réparation, toilettes, oh ! Aujourd'hui il s'y vend des "handspinners", ce truc à la mode dont les enfants rêvent. Clémence et Baptiste sont enchantés de s'en acheter chacun un avec leur argent de poche, et on en prend un pour Justine restée dehors avec Sébastien (qui répare, rappelez vous). Voyant ceux de ses frère et soeur elle vient tout calmement vers moi "Maman, moi aussi j'en veux un truc comme ça", ah, sa joie de découvrir qu'il y en avait aussi un pour elle !!! Ça fait chaud au coeur :)

Sébastien est rassuré de voir qu'il sait bien toujours poser une rustine ! Il fait 20°C aujourd'hui, ce qui aide certainement ;) Petites courses faites et rangées, roue réparée et remontée, pluie arrêtée, handspinners casés dans les paniers et sacoches de chaque enfant, on reprend notre pénible face-à-face avec le vent.

Vers midi on a quand même 20km au compteur et il ne pleut pas quand, dans un village, on choisit un coin pour pique-niquer, et on se ravise immédiatement pour le grand abri en face car en fait si il pleut !

On espère faire une pause pas trop longue, et en refaire encore plusieurs autres régulièrement : rouler face à ce vent soutenu est éprouvant, épuisant, et ça joue beaucoup sur l'humeur, des enfants surtout. On les comprend... On voudrait juste approcher d'Épinal suffisamment pour ne pas avoir plus de 20km à faire demain matin.

Allez, casse croûte terminé, handspinners rangés, pluie arrêtée, c'est reparti. Y a même du soleil. On prend le long du canal, vieille route pas trop mal revêtue sur le chemin de halage, puis on retourne sur la grand'route, vent toujours fort toujours de face, en sachant que bientôt, on va entrer dans le département des Vosges, et qu'on y trouvera de nouveau une piste cyclable le long du canal. On atteint péniblement 10-11 km/h sur le plat...

Ça y est, c'est là à gauche pour aller à la piste cyclable. Ouah ! Le vent nous pousse d'un coup ! Juste le temps de rejoindre le canal...

Mais l'équation se confirme : le canal change légèrement de direction, nous allions sud-ouest et passons sud-est, tandis que le vent qui soufflait de sud-ouest passe ouest et même nord-ouest. Il nous pousse des ailes, surtout quand on se rend compte qu'il apporte de la pluie, et tout le monde s'élance en rigolant à 20 km/h et plus les doigts dans le nez :^D

A partir de là les kilomètres s'enchaînent très vite, la distance à Épinal fond. Et l'humeur est résolument joyeuse ! On atteint 50 kilomètres, juste au moment où se profile de l'autre côté du pont une magnifique aire de jeux. La pause s'impose, bien méritée ! Petites courses pour marquer le coup de cette étape record, ce soir c'est festin au bivouac : pistaches et cacahuètes avec les carottes à croquer, puis cassoulet en boîtes. Le repas se conclut dans une extraordinaire rigolade avec un jeu de "patate chaude" où passe de main en main - et surtout de pleine figure en pleine figure ! - le petit chiffon essuie-mains. Génial !

Sacrée journée, nous ne sommes plus qu'à huit kilomètres d'Épinal, que nous visiterons demain. Et nous aurons la joie de retrouver le soir "Marie des Vosges" à une petite vingtaine de km d'Épinal, le long de la suite du canal ! :)

mardi 11 juillet 2017

Flavigny sur Moselle

30 km

Merci Laurent pour ce très beau et calme bivouac au bord de la Moselle, au son des grenouilles !

Nous avons quitté Nancy dans l'après midi déjà bien entamée : nous avons démarré vers 16h45 du Museum Aquarium.

Ce matin il était déjà 11h quand nous y avons pris nos billets, le temps de garer les vélos, ranger des affaires dans un casier... Nous nous sommes tous émerveillés devant les poissons aux couleurs souvent chatoyantes et autres créatures animales ou végétales extraordinaires - pour nous - présentées dans les aquariums. Nous sommes montés à l'exposition "Moches" et avons bien ri en famille devant la succession de miroirs déformants ! Et il a été midi, fermeture, oups on avait à peine vu la moitié du musée et c'était trop bien...

Alors pour la plus grande joie des enfants nous sommes retournés à l'aire de jeux de La Pépinière, bien moins fréquentée que l'avant veille, et étions à l'Aquarium à la réouverture à 14h ! Les billets étant valables pour la journée, pas de file d'attente pour nous.

Nouveaux émerveillements devant l'autre partie des aquariums, visite complète de l'expo "Moches" cette fois, découverte des animaux naturalisés, la majeure partie avec un petit groupe formé d'une grand-mère et 4 de ses petits-enfants venus de trois coins de France, le tout dans un musée bien plein cet après-midi !

Un lieu qui vaut le détour, avis à ceux qui passent par Nancy :

Pour quitter la ville à vélo en direction d'Épinal, on reprend le Canal de la Marne au Rhin en sens inverse - Baptiste râle, "en fait ça servait à rien qu'on aille là !" ;) - jusqu'à la bifurcation avec le Canal de l'Est, et c'est désormais celui là que nous suivons. Les écluses s'enchaînent en montée, très rapprochées ! Jusqu'à un beau passage plat visiblement creusé, et en effet les écluses suivantes, après quelque temps sans en voir, sont en descente.

Puis on quitte le canal, plus aménagé par là, pour une route pas trop vallonnée ni fréquentée.

Pause dîner à une aire de jeux avant d'aller bivouaquer près de la Moselle. Pas de moustiques, on apprécie !

lundi 10 juillet 2017

Nancy, un peu plus bas

Toute cette journée, nous avons joué avec la météo capricieuse !

Au réveil, les enfants jouent dans les chambres  pendant que Hélène et moi faisons les sacoches, puis regardons les possibilités d'itinéraires pour les prochains jours.

Puis Charles, moniteur au Poney Club, nous fait faire le tour des animaux et des installations ... que nous terminons sous la pluie. Bon, nous pensions partir dans la foulée pour le centre ville, donc changement de plan: on mange sur place.

Enfin nous partons, direction l'office de tourisme : à Nancy, c'est surtout le lundi que les musées sont fermés, dont le muséum aquarium qui nous a été recommandé. Il repleut, on attend donc dans l'entrée sur ça passe ... et on rencontre Emilie et ses 2 filles Lou et Rose: nous avions croisée il y a quelques années lors d'une rencontre avec la jeune Québécoise Déirdre Bergeron qui évoquait son parcours atypique.

Nous repartons place Stanislas: Hélène qui a eu quelques contractions, fait une pause : après avoir hésité entre les 3-4 établissements donnant sur la place, elle va s'attabler à un bar brasserie, le Petit Jean Lam, et garder les vélos pendant que les enfants et moi ferons un tour à pied. Un homme nous aborde alors, intrigué par notre équipage : il a fait le chemin de Saint Jacques il y a quelques années, 2500 km à vélo ! Nous parlons de nos voyages. Il se présente: Jean-Sébastien, patron de la brasserie, et il nous offre une glace ainsi qu'une boisson aux enfants !

C'est donc après avoir dégusté nos glaces que je pars avec les enfants faire un tour en vieille ville. Cache-cache avec les averses orageuses, nous déambulons, passant notamment devant le palais ducal. La porte sculptée avec un cavalier me fait penser au château de François 1er à Blois ... et le résumé historique me confirme que les sculpteurs s'en sont effectivement inspirés ! Grande fierté pour moi d'avoir vu ce parallèle !

Retour vers Hélène, Jean-Sébastien et son personnel nous offrent encore des bergamotes , et à l'éclaircie suivante, en route pour le domicile d'Anne, qui nous héberge ce soir. Elle a le bon goût d'habiter un peu plus bas que nos hôtes d'hier  (ndlr: on ne leur en veut pas pour autant!). Sur le chemin, les Nancéiens nous applaudissent à plusieurs reprises: décidément, cette ville est vraiment très chaleureuse !

L'arrivée est un peu mouvementée : le pied de Justine endormie sur ma petite selle se coince entre la roue avant et le cadre, je ne peux plus diriger le vélo et patatras ! Justine pleure, j'ai l'angoisse qu'elle se soit cassé quelque chose ... mais une compresse d'argile et 30 minutes plus tard, elle saute de nouveau comme un cabri en jouant avec le chat ! Clémence et Baptiste ne sont pas en reste ...

Excellente soirée avec Anne, son fils Romain et sa copine Clémence. Anne nous prépare des spaghetti chorizo poivron façon risotto, délicieux ! Son compagnon  Patrick, voyageur à vélo lui aussi, habite Belfort : on se reverra !

Nous nous couchons tard, dur de s'arrêter de discuter !

6.5 km parcourus.

dimanche 9 juillet 2017

Nancy

38 / 44km
500km

Ce soir, après une belle étape Einville - Nancy, le compteur total affiche un demi-millier de kilomètres. Nous avons pu trouver un hébergement, grâce à une famille Warmshower qui, bien qu'absente, nous donnait accès à leurs locaux. Alors ce soir, "c'est la fête", disent les enfants : on descend dîner au Flunch.

On descend, du haut de la colline gravie vaillamment en fin d'après midi, quelle côte ! Bagages et vélos des enfants restent en haut et nous adoptons une fois de plus cette configuration si pratique où les trois enfants sont sur nos deux vélos (cf photo Strasbourg).

L'étape est d'abord campagnarde, jusqu'à Dombasle sur Meurthe, où elle devient urbaine et industrielle, avec notamment le franchissement d'un site Solvay qui s'étend de part et d'autre - et au dessus - du canal et des deux routes qui le longent. La route s'élève pour franchir le canal à Varangeville. Et là on aperçoit, au milieu de la zone urbaine qui s'étend devant nous, la silhouette de l'abbatiale de Saint Nicolas de Port. Le guide vert que nous a laissé François dit, avec justesse : "Une magnifique basilique flamboyante s'élève, inattendue, au milieu d'un village industriel."

On s'en approche, et bénéficions juste du merveilleux concert donné par le carillon de l'abbatiale ! Accompagné par le craquètement des cigognes qui ont leur nid sur le toit d'à côté.
StNicdePort cigognes
De vagues averses accompagnent notre fin d'étape, qui ne r rafraîchissent pas (il fait 26-27°C) et ne nous arrêtent pas, ni ne nous font sortir les coupe-vents ! On a simplement mis les polaires à l'abri dans les sacoches.

Nancy. La place Stanislas évidemment !
Nancy place Stanislas
Clémence est émerveillée et s'extasie de ces grilles, balcons, lampadaires avec leurs dorures... Sébastien pense à sa marraine, moi à Eric et Marie-Agnes, avec qui nous l'avons respectivement découverte. Et c'est une vision tout aussi magnifique, et très différente, que nous contemplons de nuit avant de rentrer dormir.

samedi 8 juillet 2017

Peu avant Einville-au-Jard

47km

Après avoir pris congé de Michael sous un soleil voilé pas encore assommant, nous commençons sur la route puis trouvons grâce à ses indications le chemin de halage, pénible sur 700m avant d'être revêtu et bientôt magnifique, le canal passant par l'étang de Condrexange et une foule d'autres étangs, tous destinés à l'alimentation du canal, construit au milieu du XIXè siècle.
Gondrexange1

Gondrexange2

On apprendra plus loin qu'ils ont fait partie de la "ligne Maginot aquatique", la rupture de quelques digues suffisant à inonder un important secteur, la vallée de la Sarre, pour ralentir la progression de l'ennemi.

Nous avons roulé à belle allure jusqu'à un site remarquable dont nous avait parlé Michael : la grande écluse de Rechicourt.
GEnous approchons
VERTIGINEUX !!! A notre arrivée, l'écluse est vide, et quelle chance ! Nous voyons la porte basse - treeeees basse - s'ouvrir ; un coup d'oeil en aval, loin là bas en bas : un bateau arrive, que nous pourrons voir monter.
GEbateau au loin
GEbateau a lapproche
GEbateau en bas
GEdebut entree
GEfin dentree
GEdebutmontee
GEca monte
GEbateau en haut

Cette écluse de 15,70m de différence de niveau, avec plus de 3700m3 d'eau, était vraiment impressionnante à voir, quand ils sont arrivés à notre hauteur nous avons discuté un peu avec les occupants de ce bateau de croisière, à bord pour une semaine. L'un d'eux est descendu dans sa cabine et, surprise ! nous a lancé une poignée de bonbons juste avant que le bateau ne s'éloigne !

GEsortiebateau
Madeleine

Nous repartons, le long du canal d'en bas. Derrière nous le dispositif me paraît bien moins impressionnant... nous atteignons Bataville et sa supérette juste à midi, il nous fallait de quoi manger pour midi ! :) reste à trouver un coin sympa, on fait le plein d'eau et on va chercher ça.

Depuis ce matin nous expérimentons un moyen simple et efficace d'avoir de l'eau fraîche : le lange mouillé sur les deux grosses bouteilles que je porte sur le dessus de mon porte bagages, les garde à une température bien agréable par cette forte chaleur. Alors, le plein d'eau et on va chercher où pique niquer.



Oh ben on n'imaginait pas aller chercher si loin, si longtemps... Notre itinéraire suit désormais une route, ne longeant plus le canal. Une bonne démonstration aux enfants de ce qu'on appelle les montagnes russes !!!
montagnes russes
Ils gèrent très bien la prise d'élan en descente et les changements de vitesse en remontée, mais les bosses sont inégales, certaines présentent une pente - et une longueur - déconcertantes, c'est épuisant. Enfin on rejoint Lagarde, au port fluvial re plein d'eau, et on trouve près de l'église un terrain parfait, plat, herbe coupée, ombre : il est 13h et on a déjà parcouru 26km, en ayant mangé une carotte et un bonbon chacun - et bu des litres d'eau !

Casse-croûte bien reconstituant, suivi d'une looooooongue pause sous un prunus. On déplace de temps en temps la couverture pour rester à l'ombre, tournant autour de l'arbre :D Sous le lange il y a toujours de l'eau fraîche, trop bien ! Sébastien propose de repartir vers 15h : non unanime, on reste à l'ombre pour le moment.

Dans la boîte où les enfants avaient mis deux sauterelles hier, le constat confirme une observation déjà faite quand nous étions en Allemagne la semaine dernière : les sauterelles noires avec une sorte d'aiguillon courbe derrière, mangent d'autres sauterelles... Car celle de cette espèce est seule occupante de la boîte à présent, de l'autre il reste une patte...

On repart vers 17h, un peu de route pas trop vallonnée ni fréquentée, un peu de canal, on repère des sites de bivouac, on pousse jusqu'à Einville acheter... un melon, ça suffira, les prix sont exorbitants pour les autres fruits et légumes, retour à l'un des sites repérés après le plein d'eau au cimetière, et bivouac ! Quinoa sauce tomate aux oignons, délicieux, après le melon bien désaltérant : parfait. De belles couleurs dans le ciel pour clore la journée. Bientôt Nancy !

vendredi 7 juillet 2017

Héming

Les averses ont perduré toute la nuit, et ce matin encore, alors qu'on vient d'affaler la tente, ça recommence ... vite, 4 sardines à replanter et à  l'abri !

Nous souhaitons bonne route à Léonard et Marjorie et direction Sarrebourg et son Décathlon: des gants de vélo pour Clémence et Baptiste, une sonnette pour remplacer celle de Baptiste, des rustines, une chambre à air (on a retenu la leçon de la veille...)

Puis visite de la ville, entre les averses orageuses. Devant la météo instable, on décide de contacter Michael du réseau Warmshowers, qui accepte de nous recevoir  à la dernière minute.

En sortant de la ville, il y a un joli lac avec une plage: ah, quel plaisir de tremper nos corps surchauffés dans l'eau fraîche ! On reste un bon moment, les enfants jouent dans le sable.

On est hésitants sur la route à suivre: la voie verte qui longe le canal n'existe plus après Sarrebourg, et la route qui serait logique de prendre est une 4 voies interdite aux vélos ... On a déjà testé en Italie vers Tarente l'an dernier, très peu pour nous !  Alors on navigue au GPS, on monte, on redescend etc ... pour arriver enfin après une longue descente finale.

Michael nous accueille dans sa grande maison. Après une bonne douche, préparation du repas en commun: ce soir c'est pizzas et flamenkuechen au feu de bois ! Les enfants les preparent et finissent même par aider à les enfourner. Les orages redoutés n'étant finalement pas venus, nous mangeons dehors.

25 km parcourus

jeudi 6 juillet 2017

Arzwiller

24 km

Départ de bonne heure de chez nos hôtes, qui partent pour l'école - élèves et enseignants. Clémence, qui est passée par là hier pour aller à l'audition de Mona, nous guide fièrement sur le début de l'itinéraire, nous repassons près de la fontaine où nous avons rencontré Cécile et ses enfants, et nous voilà repartis le long du canal de la Marne au Rhin. A Lutzelbourg, pendant que les enfants regardent avec Sébastien un bateau passer l'écluse, je fais un gros plein d'eau - 4L en bouteilles, en plus des gourdes donc - il fera très chaud encore aujourd'hui, le confort d'en avoir bien assez est précieux.

Grâce à d'autres cyclistes nous allons sans détour (il y a des indications qui mènent à un portail clos...) au bassin de l'accès bas au plan incliné. J'ai dû le voir, petite, non ? Je me rappelle une histoire de dispositif pour que les bateaux passent sur la montagne, histoire que je ne comprenais pas ! C'est vraiment ça que je me rappelle : qu'il y avait un concept étrange qui m'échappait complètement, auquel je ne trouvais pas de sens...

Et donc, nous avons pu le voir, ce système de bac où entrent les bateaux, qui s'élève ensuite le long de la pente tandis que descend un contrepoids ; deux petits bateaux y avaient pris place.


Nous avons repris nos vélos, pensant retrouver peut-être un peu plus tard les bateaux vus à l'approche - ou d'autres - depuis le haut du plan incliné. Ce n'est pas tout à fait comme ça que ça s'est passé...



Pour aller voir le plan incliné, il faut quitter la piste cyclable et prendre une route sur 3 à 400 mètres. Au retour, alors que j'étais en queue de convoi avec Baptiste, je lui expliquais un panneau qu'il y avait là tout en roulant, PSCHHHHHHHHHHHH ! Arrêt immédiat avant même d'en sentir l'effet, et Baptiste est parti prévenir Sébastien, déjà hors de portée de voix et sonnette, que j'avais crevé...

J'avais le nécessaire pour réparer. Mais impossible de le faire là, bord de route trop étroit et trop passant. Et impossible de déplacer mon vélo chargé sans détruire ma roue avant, complètement à plat en quelques secondes.

Sébastien après avoir déposé les enfants en sécurité, est venu voir ce qu'il m'arrivait. Il est retourné vider son vélo, pour venir prendre mon chargement, sacoches et panier. J'ai gardé ma gourde dans le sac à dos, et mon gilet jaune par dessus, et poussé mon vélo en portant la fourche : il n'y avait pas long à parcourir.

Sébastien s'est aussitôt attelé à démonter le pneu, sur lequel nous n'avions rien repéré de suspect. Et pour cause : la chambre à air avait crevé sur la face interne, où elle était déformée au niveau de chaque trou vis à vis des rayons. On était surpris de ne pas avoir mis de fond de jante...

Pose de rustine, ré insertion dans le pneu, gonflage. PSCHHHHHHHHHHHH ! on recommence... changement de la rustine...


Bon, au bout d'une dizaine de tentatives, avec refroidissement de la chambre à air dans l'eau de la rivière toute proche - c'est probablement la chaleur qui gênait une bonne adhérence des rustines... nous avons déménagé du parking en bord de route vers la voie cyclable à 20 mètres, pour interpeller les cyclistes qui passaient. Tout le monde n'a pas de chambre à air de rechange, mais ça arrive ! Le premier qui s'est arrêté avait une chambre mais trop grande, et nous a laissé une bombe de regonflage et réparation. Bon, on a fini le pique-nique et rangé, pour démarrer juste après usage de cet aérosol.

Oh la la... la mousse sous haute pression s'est mise à ressortir par le trou dans la chambre à air, ça n'a rien gonflé ni bouché mais il y a eu de la mousse de latex partout !!!!!!

Sébastien a retenté une ou deux rustines... et le couple qui passait pendant que Sébastien refroidissait à la rivière, avait une chambre à air de 26". Pas neuve, rustinee, elle était en place et gonflée au retour de Sébastien ! Merci Marie-Jo et Thierry ! Parés à repartir, enfin ! Il est 16h, j'ai crevé peu après 11h30...

Fssssssss... zut elle fuit aussi ! Fuite plus lente, on part comme ça, regonflage tous les 700 à 1000m c'est toujours mieux que d'être à l'arrêt complet forcé !!! Et c'est sur ce rythme saccadé que nous remontons la splendide vallée des éclusiers : il s'agit du canal et des 16 anciennes écluses désaffectés suite à la mise en service du plan incliné. Le canal est à sec, et on se retrouve à passer dans une écluse à vélo, avant que la piste cyclable ne rejoigne plus conventionnellement le chemin de halage ...


Puis canal passe dans deux tunnels, l'Eurovélo5 contourne par la route (vallonnée donc). Au village d'Arzwiller je vais faire un gros plein d'eau au cimetière avec Clémence. Un homme s'approche, "c'est vous qui êtes à vélo avec toute votre famille ? Venez, je vous attends, venez vous rafraîchir chez moi !" Il m'avait vu pomper dans la côte...

Nous courons donc aux vélos, à l'ombre de l'autre côté de l'église, annoncer cette joyeuse nouvelle au reste de la famille - Baptiste se lamentait "je veux de l'eau fraaaaaîîîîche", Clémence "je veux faire une grande pauuuuuuuse !" quand j'avais repéré le point d'eau.

Mais entretemps Sébastien a aussi rencontré du monde. Marjorie et Léonard ont quitté Strasbourg ce matin pour 4 mois ! Et possèdent une chambre à air neuve aux bonnes dimensions que nous leur rachetons, avant que je rejoigne notre bienfaiteur providentiel avec les enfants.

Eau fraîche, glaçons, coca, ombre, et du coup convivialité pour cette pause, pendant laquelle Sébastien qui nous a finalement rejoints avec "Marjo et Leo", remplace ma chambre à air. Bien rôdé pour cette manoeuvre moult fois répétée aujourd’hui :) Merci Yann et Angeline pour cet intermède généreux, chaleureux, revigorant !



Après, nous étions plein d'énergie pour attaquer tous les sept la montée dans la forêt, et nous avons bivouaqué ensemble dans un pré fauché, où les enfants ont capturé des sauterelles mais surtout, surtout, accaparé Marjorie pour qu'elle leur lise des histoires de Jojo Lapin sur notre liseuse ! Pendant ce temps préparation de tambouille, ce soir c'est chou et tomates, puis taboulé de Marjorie et Léonard, et pasta party avec des spaghetti accompagnés d'une sauce bien sympa : oignons, puis courgettes ail laurier herbes de Provence concentré de tomates, eau, huile d'olive... Délicieux et convivial :)

On envisageait de dormir à la belle étoile, mais le ciel n'est pas engageant : on plante les tentes. On a bien fait ! Quelques averses dès le début de la nuit...

mercredi 5 juillet 2017

Saverne

6 km

Pas une grosse étape aujourd'hui ;) Mais après un lever un peu plus tardif que d'habitude - nous n'avons pas repéré les volets fermés, et la lumière, n'entrant pas, ne nous a pas réveillés... - et le petit-déjeuner partagé avec Cécile et ses quatre enfants, le soleil est déjà haut et chaud quand nous descendons aux vélos. Myriam est très fiere de montrer qu'elle sait faire du vélo - les petites roulettes lui ont été retirées récemment - et Sébastien, repérant que le frein avant de ce joli vélo allemand est hors d'usage, le répare avant de partir.

Ici, on est dans les Vosges, à un endroit où le massif est plus étroit - d'où le passage du canal de la Marne au Rhin par ici - et c'est bien vallonné du coup :) Sébastien nous trouve un meilleur itinéraire que la veille pour ce trajet court, mais assez intense vu les belles montées qui le ponctuent ! Heureusement l'ombre est facile à trouver, les arbres ne sont pas rares.

Et nous voici chez Vincent, Rachel, Mona et Soen (prononcer "soènn"), où nous attendent rafraîchissements (et douche !), apéro, déjeuner, Mona est ravie d'aller chercher leurs couvertures à pique-nique pour que les enfants s'installent à l'ombre du pommier, l'ombre autour de la grande table dehors n'étant pas suffisante pour y loger neuf chaises et leurs occupants :)

La chaleur est accablante, nous restons ce soir, Clémence part à vélo avec Rachel et Mona à l'audition de violon de cette dernière, Baptiste les rejoint en carriole avec Vincent, pendant que Justine et Soen restent jouer dans le jardin, et que nous préparons le dîner. Nous pensions dormir à la belle étoile dans le jardin, mais il y a de la place pour tout le monde dans la maison ! Encore un concentré de bons moments, on n'a pas beaucoup parlé couture mais on a bénéficié des très bonnes machines - à coudre et surjeteuse - de Rachel pour redonner un second souffle au short de Baptiste, et un troisième souffle à notre sac à vêtements déjà sérieusement raccommodé en Bavière en 2013 :D Non, c'est surtout de voyages et des expériences sportives, bien plus sportives que les nôtres, de nos hôtes que nous avons parlé. Là où nous apprécions le plat, eux cherchent beaucoup plus les reliefs :) et les affrontent visiblement sans peine ! Il a aussi été question de musique, et on a en particulier pensé à Jauffrey, Vincent préparant un concert qu'il donne demain soir avec un acolyte, chant et guitare...

mardi 4 juillet 2017

Marmoutier

Aujourd'hui journée placée sous le signe de la rencontre !

Ce matin, nous nous attablons devant un copieux petit déjeuner préparé par Joseph et Marcelle. Avant de nous mettre en route, je regarde le vélo de Clémence qui a du mal à  passer en grand plateau: le câble de dérailleur a frotté contre la fixation du panier et s'est éventré. Heureusement Joseph est un bricoleur outillé et je trouve matériel et aide pour faire une réparation de fortune.

Départ pour Saverne. Nous y allons voir le château Louis XVI ... par cette chaleur, les enfants, pragmatiques, voient surtout la fontaine sur la place voisine et vont y barboter, bientôt rejoints par Sofia, Myriam et Shaïma. Nous discutons avec leur maman Cécile, qui les regarde avec son petit dernier dans les bras ... et qui nous propose de passer la nuit chez elle, 6 km plus loin, à Marmoutier.

Céline, amie d'Hélène que nous n'avons pas revue depuis son séjour à la maison en 2011, nous rejoint un peu plus tard. Tant de choses à se dire !

Il est grand temps de se mettre en route pour rejoindre notre hôtesse, mais le chemin est parsemé d'aléas: non seulement le trajet est vallonné, mais nous rencontrons:

1/ Vincent et sa fille. Vincent est un voyageur à vélo avec sa femme Rachel et leurs 2 enfants. Ils ont le même tandem que nous ! Déjà pris ce soir, nous convenons de passer les voir demain.

2/ Jean, lui aussi voyageur à vélo, qui va partir faire un tour mi juillet avec sa fille Margot en Alsace du Sud ... On espère les voir à Belfort !

Nous arrivons donc un peu plus tard que nous le souhaitions, Ce qui ne nous empêche pas de passer une excellente soirée ! Les enfants s'entendent à merveille, ils sont 7 en tout, ça fait de l'ambiance !!!

23 km

lundi 3 juillet 2017

Lupstein

35km

Départ vers 8h30 de chez Maylis, qui est allée chercher de bonnes baguettes fraîches pour le petit déjeuner, et a eu la patience de préparer les innombrables tartines que lui réclamaient Clémence et Baptiste ! Encore un bien agréable moment partagé, dans cette cuisine haut perchée et très lumineuse, sous les toits.

Nous voilà repartis, quittant de nouveau Strasbourg par le Parlement Européen, tout éblouissant cette fois sous le soleil. Nous retrouvons le canal de la Marne au Rhin, et son étroite piste cyclable. Ça roule bien, à midi le compteur affiche une vingtaine de kilomètres. Pause à une écluse pour regarder une péniche qui monte, "Isabelle". Nous la reverrons dans l'après midi en train de décharger sa cargaison, du sable et des graviers, par un tapis roulant. Une succession de tapis convoient les matériaux en haut du bâtiment d'une usine de fabrication de béton.

Les enfants réclament une aire de jeux pour la pause déjeuner, on n'en a vu aucune depuis ce matin... mais en voilà justement une là à gauche ! Il y a même de quoi faire le plein d'eau. (Waltenheim)

Quand nous reprenons la route, le vent s'est levé. De face, il décourage Clémence et Baptiste qui s'épuisent, et nous dessèchent. Petit à petit on roule quand même pas mal, mais voyant leur fatigue nous proposons de nous arrêter au prochain village, pour une pause, et pour y faire le plein d'eau, afin de pouvoir bivouaquer rapidement ensuite, même s'il est encore tôt.

Le prochain village est bientôt en vue : "Lupstein 0,5 km". On y va ! Euh, ça monte... Ça monte sévère même ! Clémence pousse, je déraille, on finit par rejoindre Sébastien - et Justine endormie sur la petite selle - en haut... il nous annonce que nous sommes invités à venir nous reposer et rafraîchir un moment sur la terrasse couverte de Joseph, qui jardinait sur son terrain, juste en haut de belle montée.

C'est comme si nous avions été attendus ! Joseph apporte un panier de boissons, Marcelle sort avec un plat de brioche et gâteau, confectionnés ce week-end par leur fille. Ce n'est pas la première fois qu'ils cueillent des cyclistes en haut de la côte !

Finalement après un chaleureux et copieux goûter, nous sommes invités à rester dormir, le rez de chaussée est un appartement en travaux où nous dormirons sur deux grands lits, après un repas de légumes du jardin de Joseph cuisinés par nos soins, pris avec Joseph sur la terrasse - Marcelle avait une réunion ce soir.

Repas accompagné d'un très savoureux Gewurtztraminer, suivi d'un Rouge d'Ottrott, je n'ai fait que goûter pour ma part :) Et après le café, schnaps maison, distillé par le voisin avec les cerises de Joseph...

Une très belle soirée !

dimanche 2 juillet 2017

Et donc aujourd'hui, nous avons quitté Strasbourg...

Louise nous avait proposé de faire grimper les enfants : elle fait de l'escalade et possède les clés de la salle où elle pratique cette actiivité. Elle y allait samedi matin, mais nous ne pouvions alors nous joindre à elle : nous retrouvions, vers midi, Papi François qui se trouvait avoir justement aujourd'hui à faire à Strasbourg.

Nous avions, lui comme nous, prévu de quoi pique-niquer en ce samedi 1er juillet. Mais le temps gris était accompagné d'un fort vent froid, les enfants étaient frigorifiés : c'est dans un petit restaurant tunisien que connaissait François que nous sommes allés nous réchauffer. Cela évoquait bien des souvenirs à chacun : à nous les cyclistes, Embrun où nous nous étions également réchauffés autour d"un couscous ; à François, bien des repas pris ici avec Mamicatrine lorsqu'ils venaient ici...

Nous sommes allés ensemble à la cathédrale, le temps de la traverser et de regarder l'horloge astronomique sonner 16h et François partait prendre son train.

Justine nous a fait découvrir que les toilettes publiques toutes proches étaient gratuites et propres, comme quoi une ville peut être hyper touristique et gérer ces besoins-là sans exiger de péage - on pense à Venise et Vérone avec leurs toilettes à 1,50E et 0,70E, mais aussi à bien des villes qui exigent 40 ou 50 centimes par personne et par passage, quand tant d"autres ont des toilettes publiques gratuites : c'est à prendre en compte dans le budget de visite, quand on est une famille ! (Enfin pour notre part on se débrouille généralement autrement ;) )

Bref, désolée pour cet aparté trivial, mais il faut penser à l'évoquer de temps en temps, les odeurs d'urine et autres étrons humains intempestifs - et pestilentiels - peuvent être un véritable fléau dans une ville ou un quartier, et il y en a qui arrivent encore à organiser des manifestations avec vente de nourriture dans la rue sans anticiper sur le fait que les gens qui boivent et mangent, éliminent aussi.... Je ne fais pas de dessin...

Enfin donc voilà, il y a encore eu une bonne course poursuite entre Baptiste et Sébastien autour de la cathédrale, Baptiste a vite réalisé que sa polaire orange était bien plus repérable que son tee-shirt bleu clair, et est venu me confier sa veste pour mieux disparaître dans le paysage ! Les enfants réclamaient à rentrer, c'est que chez Louise il y avait bien des jouets passionnants avec lesquels passer encre des heures, train en bois, déguisements, livres et revues... Quant à nous, nous avions proposé de préparer le dîner, nous avons donc repris pas trop tard le chemin du retour.

Nous avions choisi pour visiter une configuration expérimentée pour la première fois à Colmar : nos deux vélos avec Justine sur la selle avant, Baptiste et Clémence sur nos porte-bagages, et nos sacoches avant.
Cela nous permet aussi de prendre parfois des itinéraires moins directs, mais propices à découvrir au passage des éléments de la ville que nous souhaitions avoir vu.

visite a vélos légers

Ca , donc, c'était samedi.

Dimanche, premier dimanche du mois = musées de la ville gratuits, mais aussi l'opportunité, donc, offerte par Louise d'aller faire de l'escalade. Nous avons donc tous quitté l'appartement, nous définitivement mais Louise a quand même dit plusieurs fois que si on était encore à Strasbourg ce soir, qu'on appelle, hein...

Ah, la séance d'escalade ! Clémence était enchantée de retrouver cette activité qu'elle a découverte à Belfort lors des dernières vacances de Toussaint ! Baptiste a beaucoup aimé pouvoir grimper lui aussi. Quant à Justine, bien équipée avec le harnais intégral qu'avait apporté Louise, elle a eu beaucoup de plaisir à s'élever à son tour le long de la paroi, puis à desendre en rappel. Moi, j'ai fait les photos :)

Escalade Clémence
Escalade Baptiste
Escalade Justine
Escalade Sébastien
On sortait prendre dans nos sacoches de quoi casser la croûte avant de quitter les lieux, quand un grimpeur-kayakiste nous a hélés, il restait des merguez et de la viande du barbecue qu'ils venaient de faire, fournis avec baguette fraîche et moutarde, eh bien avec nos chips et tomate le déjeuner, au lieu d'être frugal, fut copieux !

A un moment, quand même, après que le dernier canoé a disparu à l'horizon et que les enfants ont bien voulu s'éloigner du bord de l'eau, on a fini par se mettre en route pour le Musée Alsacien. Situé près du coeur de la ville, il a été pensé au début du XXè siècle, pour ne pas laisser perdre et oublier la culture alsacienne, entre France et Allemagne... Complexe d'imaginer et d'expliquer aux enfants le contexte du patrimoine culturel de cette région, rattachée par sa langue plutôt à l'Allemagne, par son histoire plutôt à la France...


Au musée alsacien

Le ciel n'en finissait pas de ne pas arriver à se décider sur son humeur du jour, il faisait gris plus ou moins vaguement humide, mais trois gouttes sans qu'il pleuve vraiment, enfin le truc où on en arriverait à finir trempé à force de ne pas avoir besoin de se couvrir puisqu"il tombe à peine trois gouttes. En chemin pour sortir de la ville, on s'est quand même arrêtés pour sortir les coupe-vents... Et à Schiltigheim, le long du canal de la Marne au Rhin, le ciel s'est enfin décidé, choisissant l'option crachin. Archi fin, archi pénible quand même ! Alors nous, on a choisi l'option "on s'arrête sous le pont", et on s'est mis à jouer aux cartes...


Bon, on empiétait un petit peu sur la piste cyclable, mais par ce temps il ne passait pas beaucoup de cyclistes ! L'un des vélos qui nous avait évités a fait demi-tour quelques mètres plus loin... "vous savez où vous dormez ce soir ?" "Oui, sous la tente, un peu plus loin..." "ça vous dirait de venir chez moi ?"

Là, bien sûr, il y a un choeur d'enfants qui entre en scène, "oh oui, dis oui Maman, dis oui Papa !", et nous voilà repartis pour Strasbourg, quartier du Parlement Européen - le dernier quartier que nous avions traversé.

Ce soir de grisaille fraîche et humide, nous dormons donc encore au chaud et en bonne compagnie, chez Maylis, originaire de Chambéry. Et au fil de la conversation, on découvre des connsaissances communes : nos hôtes de Briançon (octobre 2015, revus dans la vallée de la Clarée en août 2016), Maylis les connaît bien, elle était baby-sitter de leurs enfants...!!!

Pourquoi Maylis nous a invités ? "Quand je vous ai vus en train de jouer aux cartes sous le pont, c'était vraiment nous il y a quinze ans !" Aînée de trois enfants, elle a voyagé à vélo en famille autour du monde alors qu'ils étaient tous trois âgés de 9, 7 et 5 ans... :)

vendredi 30 juin 2017

Strasbourg

Ce matin, réveil façon sauna: le soleil tape sur la tente avec la condensation de la nuit sur les parois ... On émerge, on ouvre vite les portes pour ventiler !

N'ayant pas reçu de réponse des hôtes Warmshowers contactés, nous décidons de passer une journée supplémentaire en Allemagne afin d'arriver à Strasbourg le lendemain samedi : mon Papa y sera, nous pourrons nous voir.

Direction Offenbourg donc ! Sur la route, nous croisons encore une super aire de jeux (pause), puis longeons un lac avec plage, superbe pelouse et jeux: pause baignade + jeux + pique-nique.

C'est au moment de repartir que nous recevons un message de Louise qui peut nous accueillir dès ce soir ... mais il y a encore une trentaine de km à parcourir !

Nous passons finalement juste 1h30 à Offenbourg, le temps d'acheter de la charcuterie à une Metzgerei puis de déambuler dans les rues une glace à la main.

Puis c'est le départ pour Strasbourg, je suis un peu inquiet car le vent souffle fort, parfois de travers, parfois de face. Mais les 2 grands enfants m'épatent: ils roulent bien en discutant entre eux. Quant à Justine, elle finira sur mon vélo après un bon moment à rouler à mes côtés.

config5pouss

config5

SurlevelodePapa

On arrive à Kehl, les enfants sont fatigués, Hélène fait quelques courses pendant que je cherche et trouve la 3ème super aire de jeux de la journée, avec des jeux d'eau. Nous y prenons notre dîner avant de rejoindre Strasbourg et Louise et ses 2 garçons.

Douche pour les parents pendant que les enfants jouent. Baptiste est heureux d'être avec des garçons de son âge. Ce soir, il dort avec eux.

42 km parcourus

jeudi 29 juin 2017

Entre Altenheim et Goldscheuer

48km
(Cliquer sur les images pour les afficher en entier)

Les Ptits Poum nous avaient indiqué le bac gratuit de Rhinau : c'est là que nous sommes allés tout d'abord. Douze kilomètres à un bon rythme, le vent pousse un peu, les grands sont en pleine forme, Justine a demandé à atteler dès la sortie du bivouac : on avance bien, et mon téléphone charge dans mon panier, branché à l'e-werk.

Un brin de causette avec un cycliste accompagné de deux huskies magnifiques, que les enfants passent un moment à caresser.
Husky



Voilà l'embarcadère. Mais on n'a vu qu'à peine d'Allemagne, alors d'un commun accord c'est aller-retour complet en bac, sans poser pied à terre côté français :)
bac Rhinau

Ensuite, pour cause de travaux, la piste cyclable est détournée. Impressionnant/édifiant : la déviation est parfaitement fléchée, pour l'itinéraire vélo mais aussi pour le sentier de randonnée qui passe par là !

Pour midi il reste de la charcuterie d'hier, ça tombe bien le commerce qu'on trouve cette fois c'est une Landbäckerei (boulangerie rurale), où nous choisissons chacun un petit pain, et deux bretzels à se partager et ça il faudra qu'on en reprenne d'ailleurs tant qu'on est dans la région ! On prend aussi un morceau de pastèque et deux oignons pour compléter le pique-nique, il est midi, et en plus le côté épicerie de proximité de cette boulangerie est à prix ordinaire - similaire aux prix de supermarché. On nous indique le Spielplatz (aire de jeux), sur notre route à la sortie du village.



Quel Spielplatz ! Toboggan, structure classique - les enfants n'y prêtent même pas attention... Car il y a une tyrolienne, et un grand bac à sable - surmonté d'une grande "voile" pare-soleil - accompagné d'un coffre renfermant tout plein de jouets appropriés, notamment de nombreux engins de chantier. Et une pompe à eau ! Nous avions vu ça, il y a tout juste six ans, dans le quartier Vauban de Freiburg im Brisgau...
Spielplatz


Comme vous pouvez l'imaginer, les enfants après avoir mangé avec appétit, ont passé un bon moment dans le sable ! La voile les protégeait de l'averse qui a sévi à ce moment là, tandis que nous allions nous abriter avec les vélos sous l'avancée du toit de la maison d'en face.

Quelques pauses cerises, quelques averses, le plein d'essence pour pouvoir de nouveau faire la cuisine, et un filet de pommes de terre nouvelles bio en vente directe libre service ont composé le reste de l'étape. Il y a eu aussi des arrêts près de champs de maïs, dans lesquels les trois ont beaucoup joué à se faufiler ! Mais ce soir, le champ de maïs restait moins attrayant, au bivouac, que les sauterelles :) J'ai de nouveau mis à disposition une boîte, transparente et assez grande, dans laquelle ils stockent puis observent leurs captures. Passionnant, passionnés :)
Sauterelles1

Sauterelles2

On a planté la tente, bien humide de la nuit dernière, par un soleil radieux. Préparé la tambouille de même. Et puis d'un coup, il pleut ! Et on n'avait pas encore rentré toutes les sacoches, polaires, paniers...

Intense agitation pour rentrer tout et tous en quelques instants au sec ! Averse aussi brève qu intense, d'autres ont suivi, moins fortes et souvent plus courtes encore.

Pour la suite, Strasbourg bientôt, et après on verra :)

Réponse aux Ptits Poum : le 18" et le 20" à l'abri (là le 12" était resté dehors) il reste de la place, oui ! A gauche, on ne les voit pas, il y a 8 sacoches et deux paniers :)

abside

mercredi 28 juin 2017

Rheinhausen, Baden-Würtemberg

Il a donc bien plu cette nuit, d'abord pendant le très gros de l'orage, juste après à peine moins fort mais plus calmement quand il y a eu moins d'éclairer visibles, mais qu'on entendait en continu le grondement du tonnerre - c'est peut-être parce que, avec le vent, la pluie cinglait très violemment la toile, qu'on entendait pas le tonnerre... Et plus tard dans la nuit il a bien plu encore, mais disons, tranquillement ! ;)


Là, ce soir, pendant que j'écris, il tombe quelques gouttes sur la tente. Elle était plantée, il ne restait plus que quelques sacoches à défaire quand la pluie à recommencé : Sébastien finissait de préparer le dortoir, Justine était déjà au chaud dans un duvet, j'avais rentré les trois vélos enfants dans l'abside. Clémence et Baptiste ? Ils ne se sont même pas rendu compte qu'il se mettait à pleuvoir, bien trop affairés à capturer dès sauterelles !


Nous avions déjà dîné : faute de trouver une station service pour refaire le plein d'essence, nous avons racheté du pain. Gros orage au moment de sortir : puisque l'emplacement des vélos était abrité, nous avons mangé là :)


Aujourd'hui nous avons visité le mémorial de la Ligne Maginot à Marckolsheim, installé dans une casemate. Justine, le concept de guerre, de vouloir détruire, tuer, ça lui échappe, elle me questionnait mais mes réponses ne l'eclairaient guère... pourvu que ça dure ! Puis nous sommes allés franchir le Rhin - et avant lui son canal et l'ecluse gigantesque, avec une pensée pour les P'tits Poum' - et entrés en Allemagne, frontière à peine perceptible au passage ! Ensuite, après une pause sous un succulent cerisier, et comme promis aux enfants, on est allés à la première Metzgerei que nous trouvions pour acheter de la charcuterie allemande :) Et comme on n'en avait vraiment pas pris beaucoup on a recommencé en fin de journée, un peu plus loin ;)

L'orage d'1h12

Je ne sais pas trop ce qui m'a sortie de ma torpeur. La lumière, aveuglante, était presque continue tant les éclairs étaient rapprochés. La pluie cinglait la tente au rythme des rafales, fortes ! La tente était bien secouée. Et bien arrimée :) Les filles se sont réveillées, puis rendormies.

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